Ce champ est invalide

Chanter l'amour de la France

Les Européens sont nombreux à aimer la France et l'Uzège. Mais peu le font avec autant de passion que Michel Sallowsky et Gerda W. Zimmer, qui sont tombés sous le charme d'Arpaillargues...

Ils sont Allemands mais ont choisi la France depuis près de dix ans. C'est peu de temps après leur rencontre que Michel et Gerda se sont installés dans l'Hegaxone. Après une escale de quelques année à St-Maurice-de-Cazevieille, «où nous nous plaisions beaucoup et où nous avions beaucoup d'amis», ils arrivent presque par hasard à Arpaillargues, il y a trois ans. «C'est la maison qui nous a appelés», s'amuse Gerda.

Ils passaient en effet très régulièrement devant ce joli mas aux volets bleus, tellement représentatif de la vie à la française à leurs yeux. Mais ils ne pensaient pas avoir les moyens d'y vivre. «Quand nous avons dû déménager, nous avions vu que cette maison était à louer. Nous avons hésité un peu avant de contacter les propriétaires, avec lesquels nous nous sommes immédiatement très bien entendus. Et quel accueil merveilleux nous avons reçu des gens du village, qui se sont montrés tout de suite très chaleureux et très ouverts».

En s'installant en France, Gerda réalise vraiment un rêve de petite fille, mais c'est avec beaucoup de plaisir que Michel l'a suivie dans cette aventure, pourtant un peu plus compliqué pour lui, notamment en raison de la barrière de la langue. Qu'à cela ne tienne, cet ancien ténor se met à l'apprentissage du français, notamment par l'intermédiaire des poètes, dont il met les textes en musique.

Et, comme on le dit, la musique adoucit les mœurs et constitue le plus beau des langages universels. La preuve, quand la voix puissante de Michel chante le cimetière marin de Paul Valéry, c'est sans une once d'accent allemand, mais plutôt avec quelques intonations italiennes.

Quoi de plus normal pour lui qui a tellement chanté d'opéras italiens. Il a découvert son talent sur le tard, à 25 ans. «Je me promenais en Suisse lorsque je suis passé devant un grand portail avec un monsieur au ventre énorme. Il nous a fait entrer chez lui, je me suis mis au piano, il a commencé à chanter. Je l'ai accompagné spontanément et là, il est tombé à genoux en disant «enfin, j'ai un ténor». Je chantais déjà pour le plaisir, mais je n'aurais jamais pensé en faire un métier».

Il travaille alors d'arrache-pied pour tenter de devenir chanteur d'opéra. Mais à la veille d'un concours, il perd sa voix, pour plusieurs années... Il voit s'envoler ses rêves d'opéra mais entame alors une carrière de metteur en scène au théâtre et devient même critique littéraire et musical pour le journal allemand Das Welt.

À son arrivée en France, il reprend ses activités dans le chant, en intégrant une chorale comme soliste. il se produit aux Jeudis de Nîmes et dans beaucoup d'églises...
Il a déjà écrit, en allemand, sa biographie, qu'il dédie à tous les Français en multipliant les anecdotes sur notre pays qu'il adore. Tout comme sa compagne, Michel est un fan absolu de la culture à la française et souhaite développer les échanges entre nos deux peuples, pour mieux se connaître. Gerda a d'ailleurs écrit trois livres dans les deux langues et cite bon nombre d'exemples de partage.
«Les liens qui se tissent dès l'enfance sont importants. Je suis restée en contact avec ma correspondante du temps où j'étais écolière. Son fils est venu vivre chez moi pour ses études, il a épousé une Allemande, c'est cela l'Europe. Les Allemands ne connaissent pas la culture française et les Français ont une idée très carrée des Allemands. Mais je voudrais leur faire connaître et partager votre merveilleuse culture. Pour ne citer qu'un exemple, j'adore votre pause déjeuner. Vous prenez le temps de manger et d'apprécier votre repas au lieu de manger à toute vitesse sur un coin de table».

Et pour s'ouvrir à leurs amis français, Gerda et Michel organisent chaque mois une petite soirée où elle lit et lui chante les poètes français. C'est aussi l'occasion de faire découvrir leur impressionnante collection d'œuvres d'art, reste du passé de galeriste de Michel. Car c'est une autre corde à son arc, il a longtemps tenu une galerie d'art à Hamburg...

Muriel Duny


Pas de commentaires pour l'instant


Laisser un commentaire

Ce commentaire sera validé par la rédaction avant sa mise en ligne. Tous propos injurieux diffamants et racistes seront bannis du site.

» Faire un commentaire

Publier une annonce

Particuliers, sociétés
Cliquez ici


Professionnels : Avocats, notaires, experts, comptables
Cliquez ici

Lien Themisia
Ce champ est invalide

Rédigez votre petite annonce en ligne, Lire la suite

Déposez votre email ci-dessous

Ce champ est invalide