AccueilPays d'UzèsArpaillargues : le Vieux barbu raconté

Arpaillargues : le Vieux barbu raconté

Arpaillargues possède un patrimoine riche et divers. Il compte une statue originale créée par un sculpteur local il y a plus de 30 ans.
Le sculpteur François Beaudry, originaire d’Aubussargues, est à l’origine du Vieux barbu.
©Correspondant - Le sculpteur François Beaudry, originaire d’Aubussargues, est à l’origine du Vieux barbu.

Pays d'Uzès Publié le ,

Beaucoupsont passés devant, s’interrogeant sur son regard perdu, sur ses reliefs exotiques... La statue du Vieux barbu trône dans la cour de la mairie d’Arpaillargues-et-Aureilhac depuis 1992. Elle a été déplacée à l’occasion du réaménagement de la cour de la mairie.

C’est le sculpteur d’ AubussarguesFrançois Beaudry qui est l’auteur de cette œuvre, réalisée alors que l’architecte Maillet, de Blauzac, avait été chargé de l’aménagement de l’ancienne école pour devenir la mairie du village en avril 1992, à la demande du conseil municipal et du maire Jean-Claude Boisson.

Une oeuvre qui symbolise le calme, le paix et la sagesse

« Au départ, la statue devait être installée exactement à l’endroit où elle a été déplacée, contre le mur, mais j’avais pensé qu’elle était trop à l’ombre, se souvient le sculpteur. Moi je voulais que le soleil éclaire le visage du vieux barbu. Avec l’eau qui coulait, une mousse serait venue se coller avec le temps. Des stalactites et de la verdure ça aurait fait très joli, sauf que pour la nettoyer ils la passaient chaque année au jet d’eau ! ».

Le choix du sujet ne lui a pas été imposé, « on m’a laissé libre. Dans mes souvenirs, j’avais vu que dans le midi, notamment à Aix-en-Provence, les fontaines étaient représentées par des têtes de vieux barbus pleins de calme, de paix et surtout de sagesse ».

“J’ai toujours aimé le végétal avec la pierre”

Il fabrique alors une première maquette, remise à la Municipalité. « J’avais un petit budget mais je voulais faire quelque chose de bien alors j’ai cherché et mon choix s’est porté sur la pierre de Chauvigny dans le Poitou ». Cette pierre qui résiste au gel et qui vieillit très bien était néanmoins difficile à travailler avec des outils électriques, « il faut la finir au burin et au marteau ». La fontaine a ainsi été créée sur quatre blocs, en quatre étages, avec des finitions à la main «ce qui m’a pris le plus de temps », confie François Beaudry.

Inauguration au collège Lou-Redounet d'Uzès

Les travaux ont duré trois mois, avec un mois et demi rien que pour la taille. « Mais j’ai pris du plaisir car ça faisait de belles arêtes. C’était un travail agréable bien que les reflets du soleil me faisaient mal aux yeux par la réverbération car au départ la pierre était très blanche ».

Si la rémunération n’était pas la priorité, l’artiste était motivé pour ce village voisin du sien, où il connaissait tout le monde, « je voulais me dépasser. D’ailleurs, j’ai eu ma récompense car un célèbre sculpteur, de passage à Arpaillargues, est allé demander à la mairie qui était l’auteur de la statue ! Il est même venu me voir pour me féliciter de mon travail, ça valait la peine », savoure l’artiste.

Grave accident à Argilliers

Avec le temps, le métier de sculpteur est fatiguant, « les muscles surtout, souligne-t-il. Je ne peux plus travailler la pierre ou le bois comme avant mais il me reste la fierté d’avoir des œuvres en pierre un peu partout comme par exemple celle installée à l’entrée de Valmédica à Nîmes entre autres ».

Il espère que sa statue continuera à interpeller à Arpaillargues, avec peut-être une mise en valeur avec un lierre en arrière-plan, « j’ai toujours aimé le végétal avec la pierre ».

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