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La ferme, une affaire de famille

Le Républicain d’Uzès et du Gard N°3816 du 12 au 18 novembre 2020

Dans la ferme de la Bruyerette à Aigaliers, la passion avicole se transmet de génération en génération.

La ferme avicole de la Bruyerette cache derrière elle une longue histoire ; Monique Soulas et son fils Lyonel Besson sont les heureux héritiers de cette évolution. 

Achetée en 1856 par l’arrière grand-père de Monique, cette ferme d’Aigaliers voit peu à peu se développer un élevage avicole.

Après 1973, Monique revient travailler dans la ferme familiale et en 1976, l’exploitation est vraiment orientée vers un élevage de lapins et de volailles qui sont vendus sur place.

Dans les années 80, la famille est autorisée à vendre les œufs et les animaux sur les marchés de Nîmes et d’Uzès.

Cette organisation met rapidement à contribution l’un des fils de Monique : Lyonel, diplômé du Brevet d’études professionnelles agricoles. Il reste sur l’exploitation familiale et à ses 18 ans, il devient viticulteur et agriculteur céréalier à son compte tout en s’occupant de l’élevage de volailles, «mon père étant parti, j’ai pris la relève», raconte-t-il. 

Un choix de vie qu’il ne regrette point aujourd’hui. Cette prise en main débouche sur une coopération entre la mère et le fils. Puis en 2005, Monique, âgée de 60 ans, délègue toute l’exploitation à Lyonel qui se concentre principalement sur l’élevage de volailles, celui de lapins ne composant que 7% de l’activité.

Agrandissement du domaine

Lyonel reprend le domaine familial avec de nombreux projets en tête : il participe d’abord au développement du marché d’Uzès le mercredi et il agrandit aussi l’entreprise avec une plus grande production et l’achat de nouvelles terres agricoles. Il se lance également dans la transformation et le travail de la viande de volailles. «Je me mets à préparer des terrines, des produits transformés et à faire des coupes de viande», raconte Lyonel. Il met également en place son projet d’auto-consommation (produire le blé pour nourrir ses volailles), «je voulais être indépendant du début à la fin». En 2006, ouvre l’auberge, qui devient un restaurant réputé aux alentours. «L’affaire marchait si bien que l’on a dû prendre des serveurs et un cuisinier  !», continue-t-il. L’auberge ferme ses portes en 2013, «je me suis retrouvé seul et la charge de travail était trop importante».

Fidèle à sa vocation, Lyonel peut compter sur ses deux fils, Adrien et Théo, à qui il  a transmis son savoir-faire.  En 2015, Adrien rejoint son père et s’occupe de l’élevage. Pendant le premier confinement, Théo à son tour a fait ses premiers pas à la terre. Il se charge aujourd’hui de l’entretien des terres et de la culture du foin, suite à l’achat d’une dizaine d’hectares de plus. «La sixième génération est enclenchée !», sourit Monique, «c’est une chance de sauvegarder cette terre développée de presque 50 hectares», complète son fils.

Aujourd’hui, Lyonel maintient sa présence sur les marchés d’Uzès (mercredi et samedi) et sur celui de Nîmes (vendredi) accompagné de son fils. Il s’est adapté au confinement et a développé un système de livraisons qui a beaucoup de succès. «La force de cette entreprise, c’est que l’on travaille tous ensemble», termine Monique qui, bien qu’à la retraite, continue et prend plaisir à participer à la vie de la ferme. L’histoire de la Bruyerette n’est pas prête de s’arrêter.

Emma Ozil, stagiaire 


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