AccueilPays d'UzèsLa future station d'épuration bientôt prête à Garrigues-Sainte-Eulalie

La future station d'épuration bientôt prête à Garrigues-Sainte-Eulalie

La nouvelle station d'épuration de Garrigues-Sainte-Eulalie fonctionnera par photo-épuration, c'est à dire par filtres plantés de roseaux à écoulement vertical sur deux étages. Elle devrait être opérationnelle dans deux mois.
M.Mazenq, ingénieur de l’Inframed en charge du projet.
P.R - M.Mazenq, ingénieur de l’Inframed en charge du projet.

Pays d'Uzès Publié le ,

Les roseaux devraient ondoyer au vent depuis trois mois et offrir leurs racines aux bactéries aérobies pour qu’elles digèrent la pollution organique (azote et carbone) des eaux usées de la commune. Mais, en raison du retard pris par le raccordement électrique, les effluents des toilettes des 750 habitants sont toujours traités par l’ancienne station de 1991, que l’on aperçoit à 500m. M. Mazenq, l’ingénieur de l’Inframed en charge du projet n’en perd pas son calme pour autant. Les travaux qui lui incombaient ont été menés dans les temps, de mars à août. Un chantier conséquent de 880 000 € financé à 50% par l’Agence de l’eau, à 7% par le Département, le reste étant à charge du Sivom de la région de Collorgues qui gère l’assainissement de sept communes adhérentes.

Pas de produit chimique utilisé

Sur une emprise totale d’un hectare, les dix casiers répartis en deux étages sont bâchés et ont reçus leur trois couches de graviers : «Les plus fins en superficie seront le gîte des précieuses bactéries, explique M. Mazenq. Après leur mort, elles se dégraderont en boue noire que les futurs roseaux permettront de décompacter en étant agités par le vent. C’est d’ailleurs leur fonction principale : grâce à eux l’oxygène, indispensable au fonctionnement des bactéries, pourra toujours pénétrer cette première couche». Après cette filtration initiale qui élimine 70% de la pollution, les eaux pénètrent dans les couches inférieures (graviers moyens et gros galets) et sont récupérées par des drains jusqu’à une cuve de 4m de profondeur, puis envoyées par pompage jusqu’aux casiers de l’étage inférieur où elles subiront une deuxième filtration avant d’être rejetées dans une noue (un fossé) et de là dans le ruisseau après que l’on aura vérifié qu’elles sont bien dans les normes strictes fixées par arrêté préfectoral.

«Le coût est imbattable : c’est deux fois moins cher qu’une station classique de même capacité», affirme M. Mazenq

Les avantages d’une telle station ? «Le coût est imbattable : c’est deux fois moins cher qu’une station classique de même capacité», affirme M. Mazenq. «Et la gestion des boues est beaucoup moins contraignante, ajoute M. Thomelin, chef d’exploitation de la Régie du Sivom : un curage tous les quinze ans au lieu d’un tous les deux mois. Les inconvénients ? La surface nécessaire (4m² par habitant), qui est rédhibitoire en zone urbaine, le faucardage des roseaux tous les ans et surtout le désherbage manuel quotidien en période initiale de fonctionnement». Mais ce qui réjouit le plus, assurément, c’est qu’aucun produit chimique n’est employé dans ce type de station ! Un plus qui satisfera les défenseurs de l’environnement. Avec cette nouvelle installation, la Commune de Garrigues-Sainte-Eulalie elle, pourra envisager sereinement son développement car une extension de l’installation est possible pour une capacité de 1100 habitants. Rendez-vous dans deux mois pour l’inauguration.

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