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Les trufficulteurs d'Uzès au front

La filière trufficole de France était présente pour l’assemblée générale de la Fédération française des trufficulteurs. L’avenir du diamant noir était au centre des échanges.
Alain Ambialet, président de la FFT depuis un an, le député Philippe Berta, Louis Teulle, président du Syndicat des trufficulteurs du Gard et Michel Tournayre, à la tête des Truffières d’Uzès, ancien président pendant sept ans de la FFT et président du Groupement européen truffe et trufficulture (GETT).
C.F.-B. - Alain Ambialet, président de la FFT depuis un an, le député Philippe Berta, Louis Teulle, président du Syndicat des trufficulteurs du Gard et Michel Tournayre, à la tête des Truffières d’Uzès, ancien président pendant sept ans de la FFT et président du Groupement européen truffe et trufficulture (GETT).

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C’est un honneurpour les professionnels de l’Uzège et une grande première. La Fédération française des trufficulteurs a organisé son assemblée générale à Uzès les 14 et 15 septembre. Au cours de ces deux journées étaient présents au sein de la cité ducale l’ensemble des représentants de la filière trufficole des sept régions de France. «C’est une reconnaissance du travail que nous effectuons au quotidien pour la truffe, note Louis Teulle, entre autres président du Syndicat des producteurs de truffes du Gard. C’est intéressant aussi pour sa promotion. Enfin, cela nous permet aussi d’échanger avec les confrères et de voir comment ça se passe chez eux».

Plan de communicationhomogénéisé

Cette rencontre s’est scindée en deux temps, le premier permettant aux professionnels d’échanger sur les enjeux et l’avenir de la tuber melanosporum. L’autre atelier portait sur les aides et subventions provenant des collectivités publiques et qui permettent de travailler à la démocratisation du produit. Plus qu’une reconnaissance que souhaitent les trufficulteurs, c’est une valorisation du champignon et une communication claire et précise sur le champignon. «Nous voulons expliquer aux consommateurs ce qu’est la truffe», poursuit Louis Teulle. Selon ce dernier, comme tous ses confrères, la stratégie de communication passe par l’éducation de ces mêmes consommateurs, sur l’Hexagone. Il pointe notamment «les produits dérivés de la truffe qui ne contiennent pas de champignon mais des arômes de synthèse, où les molécules sont reconstituées chimiquement». «C’est pour cette raison que nous voulons homogénéiser la communication à tous les niveaux», abonde Michel Tournayre, à la tête des Truffières d’Uzès et ancien président pendant sept ans de la Fédération. Comme les autres syndicats français, il mène le combat contre ces gammes de produits. La filière n’a cessé de structurer ces dernières années et rassemble 4 000 adhérents dont 200 gardois.

La truffe à la fête

La valorisation de la truffe passe par un travail d’expérimentation auquel les professionnels uzégeois ont largement contribué. Un week-end de la truffe d’Uzès en début d’année en est un exemple. Cette journée de la truffe se décline un peu partout en France. Il y a le marché aux truffes de Lalbenque qui est un des plus grands marchés de gros et demi-gros, tout comme le marché de Richerenches.

«Nous avons aussi participé à l’écriture de la charte de la truffe au niveau départemental», explique Louis Teulle.

Sécheresse sansprécédents

Une fois les ateliers passés, il était inévitable pour les professionnels de prendre le pouls sur les prémices de la saison à venir. Si le bilan de la saison 2021-2022 est satisfaisant selon Alain Ambialet, président de la Fédération française des trufficulteurs, celle à venir suscite davantage d’interrogations. «Nous sommes inquiets, au vue de la grande sécheresse qu’il y a eu durant l’été et compte tenu du peu d’eau. Nous attendons de voir, il est encore trop tôt», précise le professionnel. «Il a beaucoup plu le 14 août, cela a fait du bien. Nous verrons ce que cela donne», note Michel Tournayre. Dans le Gard, c’est principalement la tuber melanosporum qui pousse. Cinq tonnes y sont produites en moyenne sur les 50 produites en France.

Même s’il est encore trop tôt pour dresser un état des lieux, le constat est unanime chez les professionnels. Entre les interruptions d’irrigations contraignantes et le manque de pluie, la truffe d'Uzès a souffert de la chaleur. La température du sol a frôlé 28,6° à 20cm du sol à certains endroits. Le bilan pourrait être établi en février 2023. Des premières tendances seront données début décembre au moment de la récolte à Uzès.

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