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Rentrée : la course aux fournitures scolaires

Trousses, cartables, agendas, feutres... Ils ont rempli les rayons des supermarchés au milieu de l’été comme un mauvais présage. Et oui, les vacances touchent à leur fin et les enfants vont prochainement faire leur rentrée.
Marie-Charlotte (ici en bleu) est venue rendre visite à son frère (T-shirt noir), habitant en Uzège, avec ses enfants Axel (en jaune) et Romy (T-shirt rayé).
Émeline Bertel - Marie-Charlotte (ici en bleu) est venue rendre visite à son frère (T-shirt noir), habitant en Uzège, avec ses enfants Axel (en jaune) et Romy (T-shirt rayé).

Uzès Publié le ,

Même si les vacances d’été ne sont pas officiellement terminées, la rentrée scolaire est déjà dans toutes les têtes. Les parents doivent s’occuper de l’achat des fournitures scolaires mais pas que... Il faut aussi acheter de nouveaux vêtements, les affaires de sport ou encore celles associées aux activités péri-scolaires. Tout cela représente un budget certain. De leurs côtés, les enfants ont parfois des idées bien précises de ce qu’ils souhaitent pour se démarquer.

Pour cette famille, l’heure est plus aux verres en terrasse qu’aux courses de la rentrée... Pour le moment. « On ne s’en est pas encore occupé. Il nous reste le début de la semaine. Ça ira. Ils sont en petites classes donc la liste des fournitures n’est pas très longue », se rassurent Camille Velut et Gaëlle Roche. Si le couple ne touche pas les allocations de rentrée scolaire, ils trouvent que la relavorisation est une très bonne chose. « Ça fait le taff. C’est très bien, notamment pour les personnes qui ont des enfants au collège car ça commence à piquer. C’est déjà bien d’avoir fait ça car ça monte vite ».

À la même table place aux Herbes, leurs enfants, Sasha et Romane, rentrent respectivement en CE2 et en grande section de maternelle. Si la majorité des achats n’a pas encore été réalisée, l’aîné a déjà choisi sa calculatrice et son agenda Mortelle Adèle, à l’effigie d’une bande-dessinée qui « cartonne » chez les moins de 10 ans. Les deux enfants de la famille n’auront cependant pas de nouveaux cartables pour la rentrée et Romane devra attendre l’année prochaine et son entrée en CP pour en avoir un nouveau. Et son grand-frère devrait également y avoir droit au même moment.

L’ESPU veut forger son identité

Sur le dernier marché nocturne, Axel et Romy Duvivier profitent de leurs derniers moments dans le sud. Ils retrouveront bientôt la banlieue de Lille et les bancs de l’école. Pour Axel, qui rentre en première dans un lycée hôtelier, la course aux fournitures scolaires a été une formalité. « J’ai fait confiance à ma mère », lance-t-il.

Sa petite sœur quant à elle, va entrer en 5e et a une idée bien précise de ce qu’elle souhaite montrer à ses copines le jour de la rentrée. «J’aime bien choisir mes fournitures. Cette année, j’ai voulu me démarquer des autres en misant plutôt sur des couleurs pastel». Marie-Charlotte Deregraucourt, leur mère, a tout de même une idée bien précise de la somme dépensée pour acheter l’ensemble des affaires dédiées à la rentrée. « C’est une vraie dépense. Il a fallu racheter des pantalons et des chemises à Axel pour son lycée hôtelier, pour environ 250 € et pour les fournitures de Romy, on a dépensé une centaine d’euros. Il reste encore les vêtements... On va débourser environ 450 € au total pour tout, ça revient cher ». Et tout comme la famille de l’Ain, eux-non plus n’ont pas le droit à l’allocation de rentrée scolaire.

Pour faire face à l’inflation, le gouvernement avait annoncé une revalorisation de 4% du montant de l’allocation de rentrée scolaire (ARS) 2022. Revalorisée dans le cadre de la loi pouvoir d’achat votée mi-août, cette prestation servie par la Caisse d’allocations familiales ou la Mutualité sociale agricole permettra d’aider environ trois millions de familles cette année. Cette allocation est dédiée aux familles modestes, afin de les aider à financer les frais de scolarité (achat de fournitures scolaires...) de leurs enfants âgés entre 6 et 18 ans. Elle est versée sous conditions de ressources, d’âge et de scolarisation. Avec la revalorisation de 4%, les montants 2022 de l’allocation de rentrée scolaire, qui varient en fonction de l’âge de l’enfant, sont fixés à : pour les enfants âgés de 6 à 10 ans : 392,05 €, pour les enfants âgés de 11 à 14 ans : 413,69 €, pour les enfants âgés de 15 à 18 ans : 428,02 €.
Cette année, compte tenu de la revalorisation, le versement de l’allocation se fera en deux temps. Ainsi, depuis le 16 août, les familles touchent la base non revalorisée. Ce n’est que début septembre que le reste, correspondant aux 4% de revalorisation, sera versé. Pour rappel, cette aide est servie automatiquement, c’est-à-dire qu’il n’y a aucune démarche à effectuer pour en bénéficier. Toutefois, pour les jeunes âgés de 16 à 18 ans, le versement de l’ARS est subordonné à une déclaration de scolarisation par le responsable de l’enfant. Ce coup de pouce sera destiné aux allocataires des minima sociaux comme le Revenu de solidarité active, aux bénéficiaires de l’allocation aux adultes handicapés ou de l’allocation de solidarité aux personnes âgées, aux allocataires de la prime d’activité et/ou des aides au logement. Enfin les étudiants boursiers pourront aussi y accéder. Aucune démarche n’est nécessaire pour bénéficier de ce coup de pouce. L’aide sera directement versée sur le compte bancaire des bénéficiaires.
De plus, une aide exceptionnelle de 100 € (plus 50 € supplémentaire par enfant à charge) a été annoncée par le Gouvernement, toujours dans le cadre de la loi pouvoir d’achat. Elle sera versée à partir du 15 septembre et près de 11 millions de foyers modestes devraient la toucher.
De leurs côtés, toujours face à l’inflation, les grandes enseignes de la distribution font également des gestes pour préserver le porte-monnaie des ménages. La plupart des supermarchés mettent en place des opérations de reprise de cartables permettant d’obtenir un bon d’achat de 10 € à valoir sur un nouveau cartable. Une bonne action puisque les anciens cartables seront redistribués aux enfants qui en ont besoin. Leclerc a également mis en place un bouclier tarifaire sur 200 références de fournitures scolaires et a bloqué leurs prix entre 2021 et 2022. Ce blocage des prix concerne des produits de marque distributeur mais également de marque nationale. D’autres distributeurs, comme Lidl ou Auchan, proposent des kits rentrée à prix cassés.

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