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Hôpital d'Uzès : avancer malgré les crises

La visite du député Philippe Berta au centre hospitalier d’Uzès a été l’occasion pour son directeur, Jean-Luc Montagne, de faire le point sur la situation, entre crise sanitaire, difficultés de recrutement et finances tendues.
Le directeur de l’hôpital Jean-Luc Montagne a reçu le député Philippe Berta, en présence du maire Jean-Luc Chapon.
©MathildeRoux - Le directeur de l’hôpital Jean-Luc Montagne a reçu le député Philippe Berta, en présence du maire Jean-Luc Chapon.

Uzès Publié le ,

La crise sanitaire marque inévitablement la situation du centre hospitalier d’Uzès depuis plusieurs années déjà. À quelques mois de la fin de l’année, le directeur, Jean-Luc Montagne, fait le point. Il insiste d’abord sur « l’engagement sans faille et l’efficacité de l’ensemble des équipes de l’hôpital et des Ehpad », avant de pointer qu’aucun lit n’a été fermé depuis le début de la pandémie. Au contraire, de nouvelles consultations externes ont été ouvertes : cardiologie, infectiologie... Pour autant, il reconnaît que « la situation actuelle génère de la fatigue, de l’anxiété et des incertitudes sur l’avenir ».

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Premier facteur de ces difficultés, la problématique du recrutement. « Nous avons financé de nombreuses heures supplémentaires ces derniers mois ». Infirmiers, aide-soignants, kinés, il manque du personnel. Et même si une dizaine d’élèves sortant de l’antenne de l’école d’aide-soignants ont été embauchés, le recrutement est semé d’embûches. « Le rapport au travail évolue », explique Bérangère Hérail, directrice des soins. Les horaires, le salaire, le travail de nuit sont autant d’éléments pouvant freiner les candidats. « Devenir stagiaire ou titulaire de la fonction publique n’est plus aussi attractif qu’avant », poursuit-elle. « Pourtant, les salaires ont été revalorisés, avec par exemple 304 aide-soignants qui sont passés de catégorie C à B », complète le directeur, qui mise aussi sur l’apprentissage pour pallier ces difficultés.

Les futures promotions d’infirmiers (qui comptent 40 élèves au total) et aide-soignants (21 élèves) sont aussi très attendues.

Budget de l'hôpital impacté

Outre l’effectif, l’hôpital doit faire face à un exercice budgétaire difficile. Cela est en partie dû a l’absence d’ajustements des financements du Département et de l’Agence régionale de santé. « La part de la masse salariale a augmenté à la suite des récentes valorisations», évoque le directeur, en plus de la crise sanitaire et de l’inflation, à travers l’énergie ou l’alimentation. «Nous sommes extrêmement inquiets sur les impacts humains, éthiques et financiers ». Jean-Luc Montagne se veut néanmoins rassurant en précisant que l’endettement est plus favorable.

Aide sociale à l’hébergement

C’est un sujet délicat évoqué par le directeur du centre hospitalier d’Uzès. Jean-Luc Montagne a regretté que le Conseil départemental ne finance plus la totalité de cette aide et a même plafonné son accès. «C’est un peu une double peine... Le Département mène une politique de désintéressement des personnes âgées ayant besoin de cette aide». La trésorerie des Ehpad s’en trouve inévitablement touchée.

De plus, l’hôpital a obtenu l’an dernier une subvention sur dix ans de 7 654 954 €, « avec le soutien et la mobilisation du député Philippe Berta », remercie-t-il. « Je veux continuer à être utile sur le plan budgétaire. J’ai récupéré les doléance, nous allons travailler dessus », s’engage le député qui affirme sa volonté d’être sur le terrain pour « voir les effets de ce que nous votons à l’assemblée, comme le Segur. Mais la réorganisation de la santé sur le territoire avec notamment les déserts médicaux est une problématique».

Label hôpital de proximité

De nature optimiste, Jean-Luc Montagne a aussi mis l’accent sur les points positifs et espoirs pour l’avenir de l’établissement, récemment labellisé Hôpital de proximité, « ce qui garantie des financements et une dynamique ». La stabilité de l’emploi est aussi à noter, « 197 agents ont été stagiérisés ».

Les enjeux du développement durable sont par ailleurs au cœur des priorités avec par exemple des journées de formation pour le personnel afin de sensibiliser les équipes aux économies d’énergie et d’eau. « Nous nous engageons également avec la Communauté de communes Pays d’Uzès et la Municipalité pour le projet de légumerie ».

Poursuivre le développement

Malgré tout, le centre hospitalier souhaite poursuivre son développement avec l’ouverture de dix lits de soins de suite et de réadaptation. « Nous avons déposé un dossier. Ce serait pertinent car les hôpitaux manquent de lits d’aval ». Une demande est aussi en cours pour la création d’un centre de ressources territorial à l’Ehpad des Jardins de l’Escalette. « Nous voulons continuer à développer notre activité, nous avons les compétences mais il faut évoluer pour pouvoir répondre aux demandes ».

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