AccueilSortirEvènementsThéâtre à l'Ombrière : Simon Astier adapte Fabcaro

Théâtre à l'Ombrière : Simon Astier adapte Fabcaro

Le touche-à-tout de talent Simon Astier débarque sur les planches de l’Ombrière d'Uzès le samedi 21 janvier avec la pièce de théâtre «Le Discours» adaptée du roman de Fabcaro.
Simon Astier.
©Emilie Brouchon - Simon Astier.

SortirEvènements Publié le ,

Acteur, auteur et réalisateur Simon Astier poursuit son processus de création. Connu pour camper le rôle d’Yvain dans la série «Kaamelott» ou encore pour les séries de genre «Hero corp» ou «Visitors», Simon Astier crée en restant fidèle aux thèmes qui l’accompagnent depuis l’enfance. Lorsqu’il n’est pas devant ou derrière une caméra, cet enfant du théâtre se permet de naviguer entre les arts. Ainsi, en 2018, bien qu’il n’ait jamais été particulièrement attiré par le seul en scène, il a décidé de tenter l’expérience avec l’adaptation du «Discours» de Fabcaro, un texte «bouleversant» qui lui tient à cœur et qui fait écho à l’intime. Rendez-vous à l'Ombrière.

Comment s’est déroulée l’aventure «Le Discours», son adaptation ?

Pour avoir ces droits, on a eu accès au livre avant qu’il sorte. On s’est tout de suite positionné car tout ce qui est écrit par Fabcaro est très demandé. Il y avait une course aux droits. Quelques temps auparavant, j’avais fait une émission sur France Inter. Antoine de Caunes m’avait demandé de parler d’un ouvrage et j’avais choisi l’une de ses BD car c’est assez fou comment cet homme qui ne me connaît pas arrive à me faire rire comme si c’était mon meilleur ami. Ce que j’aime chez Fabcaro, c’est qu’il n’essaye pas de plaire à tout le monde, il reste honnête avec qui il est. Quelques temps plus tard, Fabcaro avait été invité dans la même émission et Antoine de Caunes lui avait fait écouter ma réponse. Il m’avait alors envoyé une bande-dessinée dédicacée. Je pense que ça a joué car pour les droits du «Discours», je lui ai écris une énorme lettre d’amour pour lui dire pourquoi je pensais être légitime pour adapter le roman. On était pas les plus connus, ni les plus puissants, mais Fabcaro a du se dire que je n’allais pas trahir son texte, que j’avais des choses à dire sur l’angoisse et l’anxiété. Je l’ai adapté seul car cette pièce touche à l’intime. Elle parle de quelqu’un qui tombe dans le tourment. Tout est lié à la fête, à son côté misanthrope qui l’empêche de profiter pleinement de ce moment joyeux. Ce mariage de sa sœur Sophie et la demande de son futur beau-frère rappelle à mon personnage, Adrien, tous les moments de sa vie. C’est le déclencheur de sa détresse... Et c’est très drôle à voir depuis la salle. C’est un spectacle positif, marrant et qui nous fait décomplexer. On est tous fait de peurs, c’est ça qui nous relie tous. Donc on assiste à celles d’Adrien avec beaucoup d’empathie.

Vous voulez dire que vous vous sentez proche d’Adrien, que vous pourriez réagir pareil si jamais l’un de vos proches vous demandez de faire un discours ?

Tellement, c’est pour ça que je fais ce spectacle. Le stress, l’angoisse, je sais ce que c’est. Je vis cette ambivalence. Le mariage, son côté fête, la chenille et le reste, je partage le point de vue d’Adrien. Je comprends son tourment et c’est pour ça que je peux le jouer.

Quels sont vos projets pour 2023 ?

«Visitors» (saison 1 disponible sur la chaîne Warner TV) me prend énormément de temps. À côté de ça, je suis aussi producteur. Et j’écris, j’écris, j’écris car je travaille sur mon film à moi.

Venir jouer à Uzès, c’est un peu venir jouer sur vos terres...

Cette date est hyper importante pour moi. Mes deux grands-parents étaient d’Alès.Nous sommes cévenols et protestants, c’est une culture très chère à mon cœur. On avait une maison dans le Gard et la sortie des vacances, c’était le musée Haribo, donc on connaît très bien Uzès. Le Gard et les environs, c’est un territoire peu connu qui mérite qu’on le valorise. J’avais d’ailleurs tourné la première saison d’«Hero corp» autour de Mende. On se sent ailleurs, c’est beau, c’est grand.

«Le discours», une pièce de théâtre adaptée et interprétée par Simon Astier, le samedi 21 janvier, à 20h30, à l’Ombrière. Tarifs : entre 16 et 25 €.

Réservations : billetterie.lombriere.fr

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