AccueilPays d'UzèsUkraine : « Accompagner les enfants »

Ukraine : « Accompagner les enfants »

Marina Dembovska est éducatrice spécialisée auprès d’enfants autistes et trisomiques. Arrivée à Saint-Quentin il y a peu, elle poursuit cet accompagnement à distance.
Ukraine : « Accompagner les enfants »
Alban Laffitte - Violetta Safonova, Marina Dombovska et Dora.

Pays d'Uzès Publié le ,

Aux côtés de sa chienne Dora, sage avec un brin curiosité, Marina Dembovska prend ses marques au Bar du marché de Saint-Quentin-la-Poterie et dans le village. Elle est arrivée il y a un peu plus d’une semaine avec l’appui de Violetta Safonova, une amie de sa fille, très impliquée dans l’accueil de familles ukrainiennes dans le village depuis le début du conflit. Elles se sont connues à Karkhiv, où Marina y enseigne, entre autres, la culture, l’histoire et la littérature ukrainienne à des enfants atteints d’autisme et de trisomie.

« Ma maison est à Kharkiv »

Lviv, La Slovaquie puis la France

Avant d’arriver à Saint-Quentin-la-Poterie, Marina a pris la lourde décision de quitter Karkhiv. « Je vivais non loin d’une base militaire, il était donc important de se mettre en sécurité », explique-t-elle. Elle va donc à Lviv où elle prend un premier train pour la Slovaquie, pays frontalier de l’Ukraine. « J’y suis restée un peu plus d’un mois avant de prévoir avec Violetta mon arrivée en France ». Suivent un train pour l’Autriche puis la France.

« En tout, j’ai pris quatre trains pour arriver ici. Au-delà de la tristesse de quitter mon pays et une partie de ma famille, le voyage était un peu fatiguant car j’ai dû porter Dora, ma chienne de 8 ans. Elle pèse 11kg et c’était son premier voyage mais elle a été très sage », sourit Marina.

Depuis son arrivée en Uzège, l’éducatrice spécialisée poursuit son travail à distance, à l’aide de vidéos, pour maintenir le lien à la fois avec les enfants et les parents.

Adapter la pédagogie

Dans son école de Karkhiv, la directrice est restée pour assurer le bon fonctionnement sur place malgré les bombardements toujours intensifs. L’essentiel des professeurs se servent désormais de plateformes pour continuer leurs cours. « Je combine plusieurs méthodes pour convenir aux nombreux profils. J’échange beaucoup avec les parents pour connaître la situation dans laquelle la famille se trouve. J’envoie ainsi de petites vidéos explicatives et très ludiques sur différents thèmes. En Ukraine, il n’y a pas d’accompagnement des enfants atteints de ces pathologies en dehors du système scolaire ».
En retour de ces vidéos, les élèves de Marina lui envoient leurs devoirs, là encore par de petites vidéos.

« Il y a beaucoup de syndromes différents dans l’autisme et la trisomie. Dans une telle situation, il est donc essentiel de prendre le temps de communiquer et rester proches de ces jeunes, qui pour certains ne parlent pas ou très peu ».

Ces exercices adaptés peuvent également se traduire par l’utilisation de la langue des signes.
En parallèle, Marina Dembovska apprend le français et souhaite s’investir comme bénévole aux côtés de la communauté ukrainienne locale. « Je veux aider les enfants et les familles ukrainiennes ici », explique Marina. Elle souhaite également s’impliquer auprès des écoles gardoises, aussi bien spécialisées que dans un cadre scolaire classique, pour partager son savoir sur la culture ukrainienne.

Si une école est intéressée par une intervention de Marina : +38 099 765 1270.

Merci à Violetta qui a assuré la traduction.

Partager :
Abonnez-vous
  • Abonnement intégral papier + numérique

  • Nos suppléments et numéros spéciaux

  • Accès illimité à nos services

S'abonner
Journal du 26 mai 2022

Journal du26 mai 2022

Journal du 19 mai 2022

Journal du19 mai 2022

Journal du 12 mai 2022

Journal du12 mai 2022

Journal du 05 mai 2022

Journal du05 mai 2022

S'abonner
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?