AccueilUzèsUzès : début de saison en trombe pour la Librairie de la place aux Herbes

Uzès : début de saison en trombe pour la Librairie de la place aux Herbes

Le 25 août la Librairie de la place aux Herbes a accueilli en ses murs Marie de Hennezel le temps d'une rencontre. Au cœur des échanges, l'invisible et le rapport à la fin de vie.
Le 25 août la Librairie de la place aux Herbes a accueilli en ses murs Marie de Hennezel le temps d'une rencontre.
A.G - Le 25 août la Librairie de la place aux Herbes a accueilli en ses murs Marie de Hennezel le temps d'une rencontre.

Uzès Publié le , A.G

« C’est impressionnant » a commenté Caroline Perez, en accueillant Marie de Hennezel et en s’adressant au public venu très nombreux le jeudi 25 août. Du jamais vu depuis que la Librairie de la place aux Herbes a lancé des rencontres avec des écrivains dans son petit amphithéâtre. Était-ce dû à la personnalité de Marie de Hennezel, bien connue pour son engagement à l’amélioration des conditions de la fin de vie, son érudition, ses ouvrages, les liens qui l’unissaient à François Mitterrand, à son ancrage local (une maison avec sa pierre levée depuis 50 ans à Fangalas Rivières de Theyrargues), au sujet « Vivre avec l’invisible » souvent tabou mais qui interpelle chacun d’entre nous… C’est un peu de tout cela et bien plus encore.

"L’invisible ne s’explique pas, il s’expérimente"

Pour Marie, interrogée par Virginie Boissière, sophrologue et astrologue, on ne peut répondre à la question Qu’est-ce que l’invisible ? « Ce serait un piège», dit-elle. On ne peut donner de la rationalité à l’irrationnel. L’invisible ne s’explique pas, il s’expérimente. Ce qui m’intéresse, c’est de montrer que chacun d’entre nous a un lien naturel, intime, particulier, personnel, parfois poétique avec l’invisible ». En recueillant des témoignages, Marie de Hennezel a voulu être à l’écoute de ces liens qui prennent différentes formes et peut-être les légitimer : le rêve, la méditation, la petite voix intérieure, la perception, l’intuition, la synchronicité, les dialogues avec les bandes d’invisibles… qui permettent de voyager vers l’intériorité de chacun.

Un accompagnement de fin de vie

Cette bande d’invisibles que Marie évoque, la sienne est une communauté des morts de sa famille, des personnes qu’elle a accompagnées jusqu’en fin de vie, des amis disparus, tous ceux qui ne sont plus là mais qui étaient bien présents dans le petit amphithéâtre de la librairie ce soir-là. Il y avait en particulier Stéphane Hessel qui citait Rilke « nous sommes encadrés d’invisible » ; François Mitterrand qui était convaincu que « ce mystère, on ne le trouvera jamais, on le vit » ; Jung, et bien d’autres.

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Oser parler d’un sujet tabou, c’est peut-être comme elle l’a évoqué : « entrer dans l’ère de la guérison de la blessure de notre rationalité » et a trouvé écho dans le public qui a confirmé que « l’essentiel est invisible pour les yeux », comme le disait Antoine de Saint-Exupery.

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