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Uzès : L’Ombrière dresse un premier bilan d’activité

La salle de l’Ombrière d'Uzès et sa direction se prêtent à l’exercice des constats et des projets le temps d’un entretien. Bilan positif et ambition, la salle uzétienne souhaite maintenir son cap.
L'Ombrière dresse son premier bilan. Coulisse et résultats, la salle de spectacles uzétienne décrit une belle saison.
©LucasLaberenne - L'Ombrière dresse son premier bilan. Coulisse et résultats, la salle de spectacles uzétienne décrit une belle saison.

Uzès Publié le ,

Depuis son inauguration en décembre 2020 et son premier spectacle en septembre 2021, la salle de l’Ombrière a vu de nombreux spectateurs passer le pas de sa porte d’entrée. Ce projet, lancé à l’initiative de la CCPU pour un coût total de 7,7 millions d’euros, n’avait pas fait l’unanimité au moment de son lancement, notamment jugé comme un investissement trop important voire démesuré par certains élus et Uzégeois.

“C’est un vrai petit succès”

Pourtant, trois ans plus tard, à l’heure des premiers bilans, la direction du lieu, portée par les voix de Fabrice Verdier, président de la CCPU, Christophe Gervais, vice-président, délégué à la culture et Nadège Molines, directrice l’Ombrière, témoigne de résultats « au-delà des espérances ».

La salle de spectacle affiche 75 % de taux de remplissage

Tout d’abord, pour ce qui est de la crise Covid la direction de l’Ombrière s’estime chanceuse. « Contrairement à d’autres salles, qui ont eu du mal à maintenir et faire revenir leurs publics, nous, avons réussi à fédérer autour de l’Ombrière, pourtant en plein lancement », analyse Fabrice Verdier. Un succès que le président explique notamment grâce « à la polyvalence de la programmation et aux partenariats réussis (avec la Librairie de la place aux Herbes, la Maison CDCN, le festival Mange ton biscuit, ou encore, le festival Seul en scène à venir...) ».


L'Ombrière en chiffres :

À savoir, lors d’un récent récapitulatif chiffré, l’Ombrière affichait une moyenne de «300 000 € de reste à charge». Il s’agit du coût moyen de la salle sur une année, après différents remboursements ou subventions. « Dans ce montant, sont compris les différents salaires, l’entretien technique, la sécurité... Pour donner un ordre d’idée, le réseau des bibliothèques, ça représente 700 000 €. C’est donc un coût plus que raisonnable pour une structure comme la nôtre, surtout quand on voit les montants d’autres salles de même capacité dans la région », analysent en chœur la directrice de l’Ombrière, Nadège Molines et Fabrice Verdier, président de la Communauté de communes Pays d’Uzès.

De son côté, la billetterie rapporte une fourchette de 145 000 €, pour 11 506 spectateurs à travers 34 événements. « Nous sommes contents de ces résultats, en dehors de tout label, nous arrivons à maintenir notre économie. Nous sommes raccords avec le budget prévisionnel », conclut le duo.


Une donnée est avancée pour confirmer ces constatations, puisque la salle revendique un taux de remplissage moyen de 75%, contre les 65% anticipés au moment de l’ouverture, sans relever une seule animation en dessous des 50% de remplissage. « Pour une structure comme la nôtre, encore en stade de développement et à la communication délicate tant les thématiques de spectacles sont variées, c’est un vrai petit succès ! », prolonge Nadège Molines.

“Transformer l’essai”

Enfin, pour ses vœux, la salle de spectacle uzétienne annonce vouloir « intensifier l’accueil des plus petits et des étudiants afin d’incarner pleinement un rôle d’acteur culturel » décrit notamment avec détermination Christophe Gervais.

Par ailleurs, les collaborations et les résidences d’artistes sont amenées à se développer. « Notre plus grande force, c’est probablement cette polyvalence. Passer d’un week-end de la truffe à du théâtre en quelques jours, c’est un tour de force que nous apprenons à maîtriser. C’est loin d’être évident, mais à terme, nous espérons que cela fera partie de notre identité, la qualité et l’exigence pour nos partenaires » annonce la directrice.

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Enfin, l’année 2023 « devra s’illustrer par le maintien de plusieurs caps. Asseoir la fréquentation, continuer d’enrichir notre programmation, affiner la communication et bien sûr, maintenir la santé économique du lieu » esquisse le président de la Communauté de communes. « Nous restons humbles et conscients des forces et faiblesses de ce superbe établissement. Il ne reste plus qu’a transformer l’essai », conclut Nadège Molines.

Derrière le show, les coulisses de la salle

De gauche à droite, Nadège, Alice, Julien, Sophie, Jules et Bénédicte veillent à la bonne organisation de l’Ombrière.

Nadège, Alice, Julien, Sophie, Jules et Bénédicte veillent à la bonne organisation de l’Ombrière.

Derrièrel’achat d’un billet de spectacle, c’est souvent toute une chaîne invisible de communication, d’installation et d’organisation qui se cache. Mais au yeux du spectateur, rien ne doit se voir, tout doit paraître évident. Un agencement silencieux et millimétré, véritable clé de voûte pour assurer la magie d’une représentation. L’Ombrière et ses deux salles n’échappent d’ailleurs pas à ces enjeux techniques, d’autant plus présents dans ce lieu où la polyvalence rythme la programmation tout au long de l’année.

Dans l'ombre de l'Ombrière

Au total, entre ses employés permanents, semi-permanents, ses intermittents et ses contractuels, c’est une douzaine de personnes qui gravitent régulièrement autour du bon fonctionnement de l’Ombrière. Ce nombre pouvant a minima doubler lors des soirs de représentations, l’équipe technique, d’accueil et de sécurité, venant s’ajouter aux employés réguliers.

“À l’Ombrière on est reçu comme à la maison. C’est ça que je veux provoquer”

Ainsi, derrière les bureaux placés derrière la billetterie, se trouvent Sophie Conreaux, récemment arrivée, chargée de la coordination et du suivi budgétaire. « Salaires, mémoire administrative, cachet des artistes, je coordonne toutes les équipes. C’est un plaisir et un défi de travailler ici. Ce type de salle fourmille de défis et d’enjeux propres au territoire, c’est un véritable enjeu culturel d’y travailler ».

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En face d’elle, se trouve Alice Gianesini, Uzétienne d’origine, c’est elle qui s’occupe de la billetterie et de la communication de la salle. « Mon travail consiste à insuffler une identité de plus en plus claire à l’Ombrière. Une chose qui n’est pas simple au vue de la polyvalence de cet espace de culture. Communiquer auprès de tous les publics, accueillir jeunes et moins jeunes, fait aussi partie de mes missions. Participer au dynamisme local à ma manière, une belle raison de travailler ici ! ».

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À sa droite, une pierre angulaire de l’Ombrière, Bénédicte Meriau, affectueusement surnommée “Maman” par le reste de l’équipe. « Je suis régisseuse de production. Je m’attelle au bon accueil de toutes les équipes qui viennent ici.
Artistes, technique, publics, je veille au bien-être de chacun. Car oui, surtout dans des salles à dimensions locales, l’accueil de ces équipes, qui viennent parfois de l’autre bout de la France, qui enchaînent les tournées, c’est une véritable carte de visite qu’il faut entretenir. “À l’Ombrière on est reçu comme à la maison”. C’est ça que je veux provoquer ».

Sur l’aspect technique, il y a Julien Faucher, régisseur général, manitou technique, « en charge de la faisabilité des spectacles, des réunions des préprojets et de toute la coordination d’installations. Aussi, une partie de mon travail consiste à gérer l’accueil des intermittents, de la sécurité parfois, j’essaye de mettre à l’aise les intervenants avec cette salle. Travailler ici c’est riche, dense, technique, on ne s’ennuie jamais ! ».


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Du côté des derniers arrivants, Jules le Maire, en charge de la promotion et de l’organisation du festival Seul en scène de Patrick Timsit. « C’est un honneur de travailler pour ce festival et de le faire rayonner à l’Ombrière. C’est un cadre de travail unique ».

“Des métiers trop peu connus”

Enfin, Nadège Molines est chargée de la gestion des équipes et de la direction culturelle de l’Ombrière. En plus de ce travail de direction, la responsable souligne l’importance de la mise en avant du travail de ses équipes. « Ces métiers sont trop peu connus. Or, sans eux, rien ne peut fonctionner. L’Ombrière possède une structure ambitieuse qui nécessite une intelligence collective dans son organisation pour rester viable. Chaque poste est un maillon indispensable. On espère pouvoir, à terme, faire connaitre de plus en plus nos équipes à travers des interventions scolaires et, qui sait, faire naître des vocations », glisse-t-elle. « Plus qu’une salle, on souhaite être un repère de culture et d’animations ».

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