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Uzès : le dernier conseil municipal de l'année, l'économie au centre des débats

Le dernier conseil municipal de l’année s’est tenu le jeudi 15 décembre, à 18h, depuis le salon Racine à la mairie d’Uzès. À l’ordre du jour 17 points dont le rapport central de la Chambre régionale des comptes.
Uzès : le dernier conseil municipal de l'année, l'économie au centre des débats
©lucaslaberenne

Uzès Publié le ,

Le conseil municipal d'Uzès, réuni en sa quasi totalité (25 présents et quatre procurations), a traité au total dix-sept points à l’ordre du jour le 15 décembre.

Conseil municipal : budget et travaux annoncés par la Mairie

En ouvertures notables, le Conseil a été informé dans le compte-rendu des décisions de plusieurs demandes de subventions. Dont une demande à l’État pour la restauration de documents d’archives et pour la valorisation du patrimoine. De même, une demande a été réalisée auprès du Conseil départemental du Gard pour le projet « Ciné-concert » de l’école de musique.

En suivant, des décisions modificatives du budget principal et la diffusion simplifiée des données d’adresses des communes adhérentes au SIIG (Syndicat intercommunal d’information géographique) dans la base d’adresse nationale (à des fins d’allègements administratifs) ont été présentées. Enfin, la prise en charge des dépenses d’investissements avant le vote du budget primitif de 2023 a été abordée. Tous ces points ont été adoptés à l’unanimité.

Une modification du projet au secteur Mas-d’azur (suppression de deux places de stationnement) a provoqué des débats. « En quoi est-ce une urgence ? Ces décisions se font bien avant l’adoption du PLU. Qui nous dit que le territoire n’aura pas changé d’ici-là ? », a notamment remarqué Christophe Cavard. « Cette demande est municipale, elle n’est pas à l’initiative des constructeurs. La roue tourne, il faut avancer sur la voie de liaison », a répondu le maire Jean-Luc Chapon. Cette modification simplifiée a finalement été adoptée avec deux oppositions. Par ailleurs, à l’unanimité, l’acquisition d’une parcelle dans le secteur Pompidou pour le projet de l’école Sainte-Anne a été adoptée. Montant de l’acquisition : 13 600 €.

Économie de la ville : Jean-Luc chapon le Rapport de la Chambre Régionale des Comptes

Dossier phare de ce conseil : la remise du rapport de la Chambre régionale des comptes sur les exercices d’Uzès entre 2015 et 2020.

« La ville d'Uzèsperd en habitants, sa population est vieillissante et son attractivité s’en trouve impactée. Par ailleurs, l’écart entre riches et pauvres se creuse, le social a déserté vos projets. L’accès à la propriété est impossible pour des jeunes tant le foncier est élevé, tout comme le taux d’imposition [...]. Enfin, ce rapport met en exergue des irrégularités en matière de commandes et marchés publics. Exemple du phénomène, la société Q-park qui gère le stationnement ou encore les cantines de l’Uzège », a notamment souligné l’opposition par la voix de Lydie Defos du Rau, de chœur avec le conseiller Simon Subtil, appuyés par Christophe Cavard qui a de son côté tenu à souligner «la dépendance d'Uzès au tourisme».

« Alors que le précédent rapport pointait une situation financière fragile, la commune est parvenue à redresser sa situation [...] La situation financière de la commune peut désormais être qualifiée de confortable”. Osez-vous remettre en question la finalité de ce rapport ? Vos remarques datent de plusieurs années, nous ne sommes pas au bristrot du coin ! , s’est agacé le maire. [...] En termes d’attractivité, le rapport le note, ce n’est pas propre à Uzès. Quant au social, s’il vous tient tant à cœur, pourquoi avoir voté contre le projet de Mayac à l’époque ?! [...] Enfin, Q-park s’est engagée à rénover des installations sur la ville à hauteur de 300 000 €. Quand on regarde notre situation d’époque, je crois que la collaboration est bénéfique ».

« Je trouve étonnant de mon côté de s’en prendre aux cantines de l’Uzège. Vous seriez les premiers à nous reprocher de faire venir les repas de l’autre bout de la région. C’est un acteur local, d’emplois, je défends ce contrat. D’autant plus que nous sommes en pourparlers afin de réaliser une cantine inter-communale. Il faudrait davantage venir aux réunions pour se tenir informé», a répondu Fabrice Verdier. «Désolée, mais moi, j’ai un vrai métier », rétorque Lydie Defos du Rau.

Cette joute a clôturé le conseil municipal.

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